Itinéraire · Centre-Val de Loire et Pays de la Loire

La Loire à Vélo

C’est l’itinéraire que je recommande à tous ceux qui n’ont jamais voyagé à vélo. Presque pas de dénivelé, un balisage continu, un village tous les quinze kilomètres et une gare tous les cinquante. Difficile de mieux commencer.


  • 900 kmdont 630 km d’itinéraire principal, le reste en boucles et variantes
  • Cuffy → Saint-Brevindu confluent Loire-Allier à l’estuaire atlantique
  • EuroVelo 6balisé de bout en bout par des panneaux dédiés
  • 10 à 15 jourspour l’intégralité, à un rythme de vacances
  • Quasi plataucune difficulté physique particulière

À qui s’adresse cet itinéraire

Le seul grand itinéraire français que l’on peut attaquer sans préparation physique, à condition de rester honnête sur le kilométrage réel.

Un premier voyage

Le profil est plat, le revêtement roulant et le ravitaillement permanent. Si quelque chose se passe mal, une gare n’est jamais loin : c’est ce filet de sécurité qui rend l’itinéraire aussi confortable mentalement.

Un voyage en famille

Les sections en voie verte, notamment entre Orléans et Tours, se font sans contact avec les voitures. Des étapes de trente à quarante kilomètres suffisent largement à traverser la région en deux semaines.

Quand partir

D’avril à octobre. Juillet et août concentrent la fréquentation et rendent la réservation nécessaire ; septembre offre la même météo avec beaucoup moins de monde sur les digues.

Le tracé, section par section

Huit tronçons dans le sens amont-aval, celui qui suit le fleuve. Les distances sont arrondies et n’incluent pas les détours vers les châteaux.

Cuffy à La Charité-sur-Loire
environ 115 km

Le kilomètre zéro est à Cuffy, mais presque tout le monde démarre de Nevers, qui a une gare. On rejoint le point de départ officiel par le pont-canal du Guétin, au-dessus de l’Allier, puis on longe le canal latéral. C’est la Loire la plus sauvage du parcours, la moins fréquentée aussi.

La Charité-sur-Loire à Sully-sur-Loire
environ 135 km

Passage par Cosne-Cours-sur-Loire, Briare et son pont-canal, puis Gien. Le canal impose de longues lignes droites plates et ombragées, agréables par forte chaleur, un peu monotones sur plusieurs heures.

Sully-sur-Loire à Orléans
environ 55 km

Étape courte et facile, largement en voie verte. C’est le moment de caler une journée légère si les mollets tirent : Orléans a tout ce qu’il faut pour une soirée de récupération et un vélociste.

Orléans à Blois
environ 70 km

Le début de la partie la plus fréquentée. La levée de la Loire offre une vue dégagée sur le fleuve presque en continu. Chambord se rejoint par une variante, à compter en plus du kilométrage principal.

Blois à Tours par Amboise
environ 85 km

La séquence la plus touristique de l’itinéraire, et la plus dense en châteaux. La portion Amboise-Tours ne fait qu’une trentaine de kilomètres : elle se coupe facilement en demi-journée pour visiter.

Tours à Saumur
environ 115 km

On quitte la Loire pour la vallée du Cher et Azay-le-Rideau, ou on file directement par Chinon. Les habitations troglodytiques commencent à apparaître dans le coteau. Le vent d’ouest se fait sentir à partir d’ici.

Saumur à Nantes par Angers
environ 200 km

Le plus long tronçon, à couper en trois jours. La levée entre Saumur et Angers est totalement plate et exposée. Après Ancenis, l’itinéraire prend une allure plus fluviale et plus urbaine à l’approche de Nantes.

Nantes à Saint-Brevin-les-Pins
environ 60 km

La dernière journée, le long de l’estuaire, avec les œuvres du parcours artistique jalonnant la rive. L’arrivée se fait face au pont de Saint-Nazaire, avec l’océan pour de bon. Gare TER à Saint-Nazaire pour le retour.

Ce qu’il faut savoir avant de partir

  • Le revêtementAlternance de voies vertes en site propre, de pistes cyclables, d’anciens chemins de halage et de petites routes à faible trafic. Un vélo de route à pneus fins passe, mais un pneu de 35 mm minimum est plus confortable.
  • Le sens de parcoursD’est en ouest, on suit le fleuve et la logique du balisage, mais on prend le vent d’ouest dominant de face. Dans l’autre sens, on l’a souvent dans le dos. Aucun des deux choix n’est mauvais : il faut juste le faire consciemment.
  • Le trainNevers, Orléans, Blois, Tours, Saumur, Angers, Nantes et Saint-Nazaire sont toutes desservies. Les conditions d’embarquement des vélos non démontés varient selon les TER et les périodes : à vérifier avant de réserver.
  • Le kilométrage réelLes 900 km annoncés comprennent 270 km de boucles et de variantes. L’itinéraire principal linéaire fait 630 km. Beaucoup de gens calent leur planning sur le mauvais chiffre.
  • L’hébergementLe label Accueil Vélo garantit un local fermé et un point d’eau. En juillet et août, les hébergements labellisés situés directement sur l’itinéraire se remplissent plusieurs semaines à l’avance.
  • Les détoursChaque château visitable ajoute entre cinq et vingt kilomètres aller-retour. Trois visites dans la journée, c’est facilement quarante kilomètres qui ne figurent nulle part sur la fiche officielle.

Vérifier avant de boucler les sacoches

Les tracés bougent, les bacs changent d’horaires et les déviations de travaux ne sont pas toujours reportées sur les cartes papier. Trois sources à consulter dans la semaine qui précède le départ :

  • Le site officiel de l’itinéraire, loireavelo.fr, pour les déviations en cours.
  • La carte de France Vélo Tourisme, qui découpe l’EuroVelo 6 en étapes avec profils et services.
  • Les conditions de transport des vélos sur les TER concernés, qui changent d’une région à l’autre.

Les trois erreurs que je vois le plus

Aucune n’est grave. Toutes gâchent une partie du voyage.

Planifier sur 900 km au lieu de 630

La différence, ce sont les variantes. Si vous découpez quatorze étapes en divisant 900 par 14, vous obtenez des journées bien plus longues que la réalité du tracé principal, et vous arrivez systématiquement en avance ou épuisé sans comprendre pourquoi.

Oublier les kilomètres de visite

Le plat donne un faux sentiment de facilité. Ce ne sont pas les étapes qui fatiguent sur la Loire, ce sont les allers-retours vers les châteaux, cumulés avec plusieurs heures debout à visiter. Comptez large sur les journées de patrimoine.

Partir en août sans rien réserver

Sur la partie Orléans-Saumur en pleine saison, l’improvisation totale mène à faire vingt kilomètres de plus en fin de journée pour trouver un lit. Réservez au moins les nuits de la portion centrale, quitte à laisser les extrémités libres.


Vous préparez cet itinéraire ?

Écrivez-moi si un point reste flou. Je réponds plus vite aux questions précises qu’aux demandes générales.

Poser une question
Itinéraire parcouru et vérifié avant publication.
Retour en haut