Autrice du blog
Clémentine Caya
Cyclotouriste, basée au pied du Bischenberg
Je roule chargée depuis une dizaine d’années. Sur ce blog, je raconte ce que ça implique vraiment : les semaines de préparation, le budget réel, les journées où rien ne se passe comme prévu et le matériel qui finit à la poubelle avant la fin du voyage.
Comment j’en suis arrivée là
Je n’ai pas commencé par un grand voyage. J’ai commencé par une bêtise : partir un samedi matin sur un vélo de ville, avec un sac à dos trop lourd et l’idée vague de suivre le canal jusqu’à voir jusqu’où j’irais. Je suis rentrée le soir, cuite, avec des ampoules aux mains et la certitude d’avoir trouvé quelque chose.
Les années suivantes ont surtout été une longue série de corrections. Le sac à dos est parti dans un placard, remplacé par des sacoches. Le vélo de ville a cédé la place à un cadre acier que je peux faire réparer n’importe où. J’ai appris à démonter une roue libre dans une station-service, à trouver de l’eau en Espagne un dimanche, à annuler une étape sans le vivre comme un échec.
Aucun de ces réglages n’était écrit nulle part. C’est pour ça que ce blog existe.
Ce que je publie ici, ce sont mes notes de terrain mises au propre : le tracé jour par jour, les endroits où dormir, ce que la semaine a coûté, et la liste honnête de ce qui n’a pas fonctionné. L’idée n’est pas de faire rêver. Elle est de vous éviter les trois ou quatre erreurs qui transforment un premier voyage en dernier voyage.
Le journal de route
Les étapes qui ont vraiment changé ma façon de rouler.
Strasbourg-Bâle le long du canal, cent quarante kilomètres en un jour sur un vélo de ville. Mauvaise idée, excellente leçon : je n’ai plus jamais sous-estimé une préparation.
La véloroute du Rhin jusqu’aux Pays-Bas, deux semaines, tente sur le porte-bagages. Je découvre que l’autonomie tient moins au matériel qu’à la capacité à décider tôt où l’on s’arrête.
Répartition du poids sur les deux roues, abandon définitif du sac à dos. Le vélo devient stable en descente chargée : c’est le changement qui a eu le plus d’effet, et le moins cher.
Premier vrai dénivelé avec les sacoches pleines. J’apprends à lire un profil altimétrique avant de réserver quoi que ce soit, et à diviser mes étapes par deux dès que ça monte.
Mes carnets étaient devenus illisibles pour tout le monde sauf moi. Je commence à les publier proprement, avec les traces GPX et les budgets réels.
Je pars trois à quatre fois par an, en général deux semaines, et je continue à documenter chaque itinéraire de bout en bout avant de le recommander.
Ce qu’il y a dans les sacoches
Ma configuration actuelle, celle avec laquelle sont roulés les itinéraires publiés ici.
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Le véloCadre acier, transmission double plateau, pneus de 42 mm, porte-bagages avant et arrière.
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BagagerieQuatre sacoches étanches et une sacoche de guidon. Environ quinze kilos en configuration complète.
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CouchageTente une place, matelas gonflable, sac de couchage confort cinq degrés.
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CuisineRéchaud à gaz, une casserole, une cuillère. De quoi faire un repas chaud, pas de quoi cuisiner.
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NavigationCompteur GPS pour le tracé, cartes papier au 1/100 000 en secours. Les deux servent.
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RéparationDérive-chaîne, maillon rapide, rayons de rechange, chambres à air, rustines et un jeu de clés Allen.
Comment je travaille
Trois règles que je m’impose, pour que vous sachiez ce que vaut ce que vous lisez.
Rien n’est publié sans avoir été roulé
Chaque itinéraire présenté ici a été parcouru en entier, sacoches chargées, dans les conditions décrites. Aucun tracé n’est repris d’un dossier de presse ou d’un office de tourisme.
Les défauts sont écrits noir sur blanc
Les sections dangereuses, les portions non balisées, les hébergements décevants et le matériel qui a cassé sont mentionnés. Un article sans point négatif est un article incomplet.
Aucun contenu sponsorisé
Je n’accepte ni article rédigé par une marque, ni test payé. Si un lien commercial apparaît un jour dans un article, il sera signalé en toutes lettres au début de celui-ci.
Une question sur un itinéraire ?
Écrivez-moi. Je réponds à tout le monde, en général sous une semaine, sauf quand je suis sur la route.
Les demandes de partenariat commercial n’obtiennent pas de réponse.
